Place d'apprentissage

Raison sociale / NomLes Planchettes SA
NomAurélien Lüthi
AdresseRue des Planchettes 35
Localité2900 Porrentruy
Téléphone032 465 93 47
Emailaurelien.luthi@lespenates.ch
Raison sociale / NomLes Planchettes SA

Description de la place

Structure & vie du sol – Compte-rendu de visite de sol

Pourquoi certaines parcelles résistent mieux à la sécheresse ? Pourquoi d’autres réagissent mieux aux pluies ou au passage des machines ? Quel est le rôle de la vie du sol dans ces problématiques ?

La différence entre les parcelles se voit souvent sous nos pieds !

Visites de sol du 27/05 et du 28/05

Déroulé de la visite

Deux types de parcelles ont été étudiées : D’un côté des prairies, d’un autre côté des parcelles en culture (pommes de terre & tournesol). Des tests à la bêche ont été réalisés et toutes traces de vie visible à l’œil nue ont été récupérées (vers de terre, larves, etc.).

Par paire, les deux parcelles n’étaient que très peu éloignées entre elles (deux à Courtemelon et deux à Loveresse), les types de sol n’étaient donc pas bien différents. Du côté de Loveresse, des sols argilo-limoneux et du côté de Courtemelon, des sols plus argileux.

Côté météo, un grand soleil depuis plusieurs jours et une température élevée, autour des 32°C.

Test à la bêche

Lors de test à la bêche, on peut observer les différents horizons de son sol ainsi que sa texture et sa structure. Il est également possible de réaliser une estimation de sa teneur en matière organique. C’est aussi par le biais de ce test à la bêche qu’il est possible de voir d’éventuelles traces de compaction, de manque d’oxygène, d’un excès d’eau ou encore la présence de résidus organiques de la culture précédente.

La vie du sol peut être observée comme la structure et la profondeur des racines, la présence de faune du sol (vers de terre, araignées, carabes, etc.) mais également grâce à des indices de présence comme les galeries creusées par les vers de terre.

Vie du sol

Les résultats sont sans appel : Aucun organisme du sol trouvé dans les parcelles en pommes de terre et tournesol et quelques vers de terre dans les prairies !

Comment expliquer cela ? La vie du sol prospère dans des conditions (température, humidité, disponibilité en nourriture, etc.) particulières à chaque espèce. Avec l’exemple des vers de terre, ils ont notamment besoin des éléments suivants :

  • Température modérée (de préférence inférieure à 12°C environ)
  • Une source de nourriture suffisante (matière organique fraiche)
  • Humidité adéquate (sol humide mais pas détrempé)
  • Un sol non compacté

Pour la température, cette dernière a été mesurée (surfaces systématiquement au soleil) :

18 °C dans le sol sous la prairie
23,6 °C à la surface du sol dans la prairie
25,8 °C dans le sol dans la parcelle de tournesol
54,2 °C à la surface du sol dans la parcelle de tournesol

La vie du sol peut donc difficilement se maintenir dans des sols exposés à des températures trop élevées.

La présence d’un couvert végétal, comme la prairie, permet un présence continue de nourriture et le maintient d’une humidité dans le sol. Ainsi, les vers de terre s’y plaisent davantage. Cependant, les conditions météo des derniers jours n’ont pas favorisé une grande présence de ces animaux même dans les prairies (sécheresse et température).

Les vers de terre peuvent cependant adopter des stratégies pour survivre à des conditions non favorables : En allant plus en profondeur pour rechercher l’humidité et une température plus fraîche ou en se mettant en « boule » sur eux-mêmes avec un métabolisme fortement ralentit (quiescence) en attendant le retour de meilleures conditions.

Pourquoi et comment favoriser la vie du sol ?

La faune du sol, notamment les vers de terre, participe à la structure du sol. Ils aèrent, mélangent, dégradent la matière organique, relâchent des éléments nutritifs utiles pour les plantes, permettent une meilleure circulation de l’eau et de l’air, … (Les vers de terre : Ingénieurs de l’écosystème – ; Fertilité des sols : L’alliance entre vers de terre et racines –)

Pour les favoriser, plusieurs leviers d’action existent :

  • Couvrir au maximum le sol et le plus longtemps possible
  • Apporter de quoi manger (fumier frais par exemple)
  • Adopter un travail du sol moins intensif
  • Réaliser le travail du sol à mi-journée lors des journées chaudes plutôt que tôt le matin ou le soir
  • Utiliser des outils trainés (ex : vibroculteur) plutôt que les outils entrainés par la prise de force (ex : herse rotative)
  • Eviter au maximum le tassement du sol

Finalement, pour citer la Prof. Claire Le Bayon dans le projet Terres Vivantes, si vous offrez le gîte et le couvert, la vie du sol sera présente !

Sarah Rey

Groupe WhatsApp Terres Vivantes

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