Parcelle agricole envahie de Souchet comestible, photo ©Recherche Agronomique Suisse
Entrées en vigueur le 11 juin 2026, les nouvelles directives cantonales définissent des seuils de densité précis pour la lutte contre les plantes envahissantes. Applicables à l’ensemble du territoire, elles s’adressent à tout propriétaire foncier (particuliers, collectivités, exploitants), qu’il s’agisse de zones agricoles, bâties ou forestières. Objectif : renforcer la lutte et coordonner les efforts pour protéger la biodiversité, la santé et l’économie jurassienne.
Quels sont les enjeux ?
Les plantes envahissantes, exotiques ou indigènes, représentent une menace croissante.
Leur expansion incontrôlée :
- Perturbe les équilibres écologiques en supplantant la flore locale et en appauvrissant la biodiversité.
- Cause des dommages économiques dans les exploitations agricoles (baisse de rendement, fourrages de moindre qualité), les milieux forestiers et les zones d’habitation.
- Présente des risques sanitaires pour la population (par ex. allergies, brûlures) et le bétail (empoisonnement).
Qu’est-ce qu’un « seuil d’intervention » ?
Les seuils correspondent à la densité de plantes (nombre de plantes (ou m²) par are) à partir de laquelle l’État (ENV ou ECR) peut imposer un délai d’intervention pour assainir la zone.
Ces seuils ne sont pas fixes pour toutes les plantes : ils ont été définis selon l’impact de chaque espèce, son degré d’implantation dans le Jura et selon la zone concernée (agricole, naturelle, artificielle, forestière ou bords de l’eau).
Le principe clé : les seuils marquent la limite à partir de laquelle l’État peut imposer des mesures, mais ils ne constituent pas un objectif de gestion: pour une lutte efficace, il est essentiel d’intervenir dès l’apparition des premières plantes, bien avant d’atteindre ces seuils. Plus la lutte est précoce, plus elle est simple, rapide et économique. Attendre le seuil rend l’éradication beaucoup plus difficile et coûteuse.
Que se passe-t-il en cas de dépassement de seuil ?
Si un contrôle (par ECR ou ENV) constate qu’un seuil est dépassé :
- Le propriétaire responsable de la lutte reçoit un un courrier avec un délai d’intervention.
- Il réalise les travaux dans le délai et, si demandé, transmet les preuves de l’exécution.
- L’autorité vérifie la bonne exécution et s’assure que la situation est stabilisée les années suivantes.
- En cas de non-respect : si les mesures ne sont pas prises dans le délai, l’État peut ordonner les mesures et les faire exécuter aux frais du responsable de la lutte (exploitant en zone agricole, propriétaire hors zone agricole).
- En zone agricole, un non-respect peut également entraîner une réduction des paiements directs ou l’exclusion de la surface agricole utile (OPD/OTerm)
Comment s’y retrouver ? Une série d’articles sur FrijVulg à venir
Intervenir sans connaître la plante peut aggraver la situation (par exemple en favorisant la dissémination des graines et donc de la plante). Il est donc crucial de s’informer sur les méthodes adaptées avant d’agir.
Alors : comment reconnaître les plantes problématiques facilement ? Quand exactement faut-il intervenir pour être efficace ? Quels sont les seuils précis fixés dans quel type de milieu et pour quelle plante ?
Pour vous accompagner, la Station phytosanitaire proposera un éclairage en publiant sur FrijVulg dans les mois à venir un article pour chaque plante concernée.
Prochains articles :
- Le Souchet comestible
- L’Ambroisie à feuilles d’armoise
Plus d’informations:
- La Station phytosanitaire se tient à votre disposition pour tout complément d’information : +41 32 545 56 00 ou phytosanitaire@frij.ch.
- Lien vers les nouvelles Directives cantonales relative à la lutte contre les plantes envahissantes – en vigueur dès le 11 juin 2026: Nouvelles directives cantonales Seuils de lutte contre les plantes envahissantes
Station phytosanitaire du canton du Jura
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