Place d'apprentissage

Raison sociale / NomLes Planchettes SA
NomAurélien Lüthi
AdresseRue des Planchettes 35
Localité2900 Porrentruy
Téléphone032 465 93 47
Emailaurelien.luthi@lespenates.ch
Raison sociale / NomLes Planchettes SA

Description de la place

Quelle est la capacité de résistance des prairies ?

Ne vendez pas la peau des prairies avant de les avoir tuées !

Note agro-climatique et prairies (août 2026)

Les prairies ont une grande capacité de résilience face aux épisodes de sécheresse, même intenses. Pour autant, il faut leur laisser le temps de se remettre après le retour de meilleures conditions.

Est-ce que les graminées sont entrées en dormance estivale ou sont-elles mortes ? A l’échelle de la plante, on peut creuser pour observer ses racines : la plante vit encore tant que ses racines sont blanches et fermes. A l’échelle d’une parcelle, on doit attendre un retour de 20-30 mm de pluie pour relancer la minéralisation ainsi que la pousse de l’herbe.

Exemple d’une prairie d’Ille-et-Vilaine (France) repartie avec le retour des pluies à l’automne 2025 (Source : S. Schetelat – Idele)

Avant de sortir les grands moyens, il faudra faire un état des lieux de chaque parcelle à la reprise de la végétation et au cas par cas éventuellement envisager un sursemis ou un resemis.

En fonction de la densité de présence des espèces intéressantes d’un point de vue fourrager et du niveau de dégradation de la prairie (présence de sol nu et/ou d’espèces indésirables), on décide de la nécessité d’une intervention et de son niveau.
Source : Lemasson et al., 2008

Prolonger la durée de vie d’une prairie grâce au sursemis

On visera ici les prairies avec une bonne présence d’espèces souhaitées et la présence d’au moins 15% de trous (env. 15% = grandeur d’une main dans un espace de 40cm X 40cm). Le sursemis reste une technique exigeante dans sa mise en place et assez aléatoire dans sa réussite. Cette technique peut permettre d’avoir une prairie pleinement productive dès le printemps prochain et d’éviter ainsi l’installation d’adventices annuelles ou de plantes bouche-trous comme le pâturin commun. Dans le contexte actuel, il est peut-être plus prudent d’agir à partir de 20-30% de sol nu, histoire de faire des économies et de limiter le risque.

Pour plus de détails sur cette technique, cliquez sur Sursemis des prairies

Que faire si les campagnols sont encore présents ?

Le sursemis dans les prairies où l’on remarque encore de l’activité avec les campagnols (trous dans le sol, nouvelles taupinières) est incertain.

Dans ce cas, il faudra effectuer une pesée d’intérêts entre les risques de salissures par les adventices, d’une nouvelle dégradation, ainsi que de l’état de la trésorerie suite aux rénovations déjà effectuées ce(s) dernier(s) printemps et aux achats de fourrage,…

Le ressemis comme dernière solution

Lorsque la prairie est trop dégradée (composition botanique dégradée et forte proportion de trous) la rénovation de certaines parcelles est à envisager. Deux possibilités peuvent apparaître :

  • Renouvellement de la prairie au printemps prochain : utiliser la parcelle comme tampon pour la pâture d’automne durant les mauvaises conditions de portance du sol.
  • Envisager encore cet automne une rénovation totale de la prairie : en fonction de la date d’implantation, un semis sous couvert (par exemple avoine : 200 à 250 graines/m2) permettra de mettre toutes les chances de son côté pour protéger et assurer la bonne levée du mélange. En altitude, il devient risqué de semer une prairie après la mi-septembre.

Pour tout renseignement complémentaire

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