Un nouveau projet pour faire émerger des pratiques adaptées à la vulnérabilité climatique de l’agriculture du Jura et du Jura bernois
Les changements climatiques affectent de plus en plus les exploitations agricoles de l’arc jurassien, notamment au niveau des sécheresses estivales. Des changements dans les pratiques culturales et les pratiques d’élevage, ainsi qu’une amélioration des capacités de stockage de l’eau de pluie, peuvent constituer des solutions d’adaptation. L’objectif principal du projet climAgriculture consiste à adapter les pratiques agricoles pour optimiser la production de denrées alimentaires dans le Jura et le Jura bernois, dans un contexte de raréfaction de l’eau en été et de perturbation du régime des précipitations. Un maximum de 120 exploitations intéressées par la thématique et désireuses de s’y impliquer sont recherchées.
Le projet climAgriculture
climAgriculture, c’est quoi ?
climAgriculture est un projet Ressources (Art. 77a et b LAgr. Utilisation durable des ressources naturelles), il s’agit du même type de projet que, par exemple, le projet Terres Vivantes ou le projet Agro4oresterie, aussi conduits par la FRI sur le territoire du Jura et Jura bernois.
Ce projet débute en 2026, se déroule jusqu’en 2031 pour les mesures agricoles, et 2033 pour le suivi scientifique.
Qui porte ce projet ?
Ce projet est porté par la FRI.
Qui finance ce projet ?
Ce projet est financé à 79% par l’OFAG. Le financement du solde est apporté par la FRI, de même que par les exploitations participantes (via l’abonnement prime+), et les partenaires scientifiques et techniques suivants :
- Haute école des sciences agronomiques, forestières et alimentaires HAFL, Groupe Utilisation et Protection du Sol
- Agroscope, Groupe de Recherche Systèmes Pastoraux
- Université de Neuchâtel, institut d’Ethnologie
- ProNatura, projet lièvre et compagnie
Quelles actions pourraient être testées sur les exploitations ?

Les exploitations qui participeront au projet pourront choisir de mettre en œuvre différentes mesures, appelées aussi “innovations” en jargon OFAG. Ces 10 mesures sont regroupées dans 4 thématiques majeures : grandes cultures & fourrages, valorisation des fourrages par le bétail, cultures à haute valeur ajoutée, création et partage du savoir. Pour avoir une vue globale des pratiques agricoles et des vulnérabilités climatiques, un audit initial et un audit final seront réalisés sur les exploitations participantes.
Chaque exploitation pourra s’engager dans une ou plusieurs innovations, sur la base de ses intérêts personnels et de ses branches de productions. En compléments à ces engagements choisis, l’inscription au projet obligera la participation aux mesures 1 et 9 du projet, c’est à dire l’audit et la participation à au moins deux des évènements du projet. Environ les 2/3 des exploitations devront par ailleurs organiser une fois durant le projet une visite (portes-ouvertes) de l’exploitation et de ce qui est fait dans le cadre du projet (mesure 9 également). Les exploitations sélectionnées pour cela seront toutefois rétribuées pour le travail d’organisation et de visite.
Quels sont les objectifs généraux du projet ?
- Faire émerger les pratiques agricoles les plus prometteuses pour préserver une production alimentaire élevée et de qualité malgré la vulnérabilité climatique de la région ;
- Favoriser l’infiltration de l’eau dans les sols et améliorer la capacité de stockage de l’eau de pluie et des nutriments dans les sols ;
- Favoriser une production animale efficiente en valorisant les surfaces fourragères, tout en minimisant le stress thermique perçu par le bétail et donc les émissions de gaz à effets de celui-ci ;
- Pour les cultures à haute valeur ajoutée, développer des conduites de cultures efficientes en eau et, lorsque c’est possible, une rétention artificielle de l’eau et une irrigation adaptée aux ressources existantes ;
- Evaluer l’efficacité des solutions proposées avec une vision systémique de la production alimentaire, dans le respect de critères du développement durable.
Quel est l’ampleur des effets attendus ?
Le projet se donne les objectifs quantitatifs suivants :
- Les rendements et la qualité des productions des exploitations participantes est maintenue ou augmentée ;
- Le stress thermique perçu par les bovins diminue de 15% sur la période estivale à l’étable pour les exploitations participantes, réduisant les émissions d’ammoniac de 10% ;
- La dépendance au réseau d’eau pendant la période estivale est réduite pour les cultures à haute valeur ajoutée ainsi que pour l’élevage bovin des exploitations participantes ;
- La réserve utile des sols ou l’exploitation du sol par les racines des plantes cultivées sont augmentées de 5% par les activités du projet ;
- Les émissions de gaz à effet de serre liées aux productions concernées par des innovations du projet sont diminuées ou maintenues.
Comment les exploitations participantes seront-elles indemnisées ?
Dans le cadre de ce projet, l’OFAG verse des contributions pour les postes de coûts suivants :
- Frais de mise en œuvre (mécanisation, semences, etc.) ;
- Autre travail non-mécanisé (conception d’essai, cercles de travail, etc.) ;
- Indemnisations forfaitaires pour prise de risque (risque de perte de rendement, investissement risqué, etc.).
En complément, et uniquement pour des mesures liées à l’irrigation ou aux bassins d’abreuvage en montagne, l’OFAG contribue aussi au financement d’investissements.
Pour presque toutes les innovations, la FRI a défini précisément les travaux attendus, puis a estimé les coûts engendrés par la réalisation de ces travaux. Le projet permet donc de couvrir les coûts engendrés par le travail mis en œuvre par les exploitations, et défini par les porteurs du projet.
En complément, l’innovation n°10 consiste à définir une « idée audacieuse » et à la tester sur l’exploitation. Hormis son caractère audacieux, cette idée peut porter sur n’importe quel thème agricole et reste à définir en fonction de l’inspiration de chaque personne intéressée. Un montant forfaitaire (max 2’000 Frs) est ensuite attribué pour aider à la réalisation de l’idée audacieuse.
Mise en œuvre du projet
Quelles sont les prochaines étapes de mise en œuvre du projet ?
Le projet a démarré en 2026 et il se terminera en 2033.
- Inscription au projet : Les inscriptions pourront se faire à partir du 16 mars 2026 par le biais d’un formulaire Microsoft Forms.
- Participation aux audits initiaux de la mesure 1 : 140 exploitations (au maximum) seront présélectionnées pour participer à cette mesure entre avril et juillet 2026. Par la suite jusqu’à 120 exploitations seront sélectionnées pour participer au projet.
- Mise en œuvre des mesures, participation au monitoring et cercles de travail : À partir de l’été 2026 et jusqu’au 31 décembre 2031.

Est-ce que j’ai le bon profil pour participer au projet ?
Oui si…
- J’ai un vrai intérêt pour la thématique et je souhaite tester des mesures sur mon exploitation ;
- Je suis capable d’utiliser des moyens informatiques simples pour transmettre les données nécessaires au projet ;
- J’ai du temps à consacrer au projet ;
- Je ne crains pas de m’engager dans un projet sur 6 années.
Non si…
- Je cherche uniquement à améliorer mon revenu. En effet, les rétributions sont surtout faites sur du temps de travail ou pour dédommager partiellement une prise de risque, là où il n’est pas certains que les innovations et leurs effets attendus soient confirmés ;
- Je n’ai pas de temps à disposition pour participer à des cercles de travail, à récolter et transmettre des données à l’équipe scientifique ;
- Je n’ai pas d’intérêt pour la question ;
- Je ne suis pas prêt à m’engager sur la durée. En effet, toute désinscription sera accompagnée d’une obligation de remboursement de tout l’argent perçu par le biais du projet.
Comment les exploitations seront-elles sélectionnées ?
Un comité de pilotage (COPIL) sera chargé prendre les décisions et de valider les exploitations sélectionnées. Il sera composé des chambres d’agriculture du Jura (AgriJura et CAJB), de services cantonaux jurassiens et bernois (ECR, OAN, ENV), de l’Université de Neuchâtel et de la Fondation Rurale Interjurassienne.
Les exploitations seront sélectionnées en fonction de différents critères :
- La sélection se fait en priorité en sélectionnant des exploitations qui permettent de répondre aux objectifs du monitoring scientifique, en nombre suffisant pour chaque mesure ;
- La sélection permet une répartition qui soit la plus équitable possible entre les régions et zones géographiques (sauf pour les mesures 5 et 7 du projet) ;
- Les exploitations qui sont en mesure de pouvoir participer à plusieurs mesures seront prioritaires (à l’exception des mesures 5, 7 et 8) ;
- Les formulaires d’inscription montrent une réelle motivation à participer au projet ;
- Les exploitations qui ne respectent pas les normes environnementales en vigueur ne seront pas admises ;
- Il existe également des critères de participation pour certaines mesures, notamment la mesure 6 (ces informations sont explicitées plus bas) ;
- Si tous les critères susmentionnés ne suffisent pas à sélectionner objectivement les exploitations inscrites, en dernier recours la chronologie d’inscription (principe du premier arrivé, premier servi) permettra de départager les exploitations.
Toutefois, ces critères sont susceptibles de changer quelque peu car ils devront être validés par le comité de pilotage.
Comment puis-je m’inscrire ?
Un formulaire de pré-inscription sera disponible en ligne, sur ce site, à partir du 16 mars 2026. La saisie et l’envoi des informations dans ce formulaire doit être réalisé avant le 31 mars 2026.
A ce stade, cette pré-inscription ne vous engage pas dans le projet. Au-delà de 140 personnes inscrites, une sélection sera réalisée sur la base de critères objectifs. Il vous est vivement conseillé de réaliser le formulaire vous-même, en utilisant vos mots. La connaissance de termes techniques ou le fait d’avoir une orthographe et une grammaire irréprochables ne constituent aucunement des critères de sélection.
Les innovations ou mesures du projet
Audits
Innovation 1 – Audits initiaux et finaux
En quoi consiste la mesure ?
Cette innovation obligatoire est composée d’un audit initial (second trimestre 2026) et d’un audit final (2031).
L’audit initial a pour but :
- D’identifier les vulnérabilités des productions de l’exploitation face aux changements climatiques ;
- D’orienter l’exploitation dans le choix des mesures du projet.
A l’issue de cet audit, des critères de sélections des exploitations pourront être définis si le nombre d’exploitations intéressées est supérieur au maximum prévu dans le budget.
En 2031, l’audit final a pour but :
D’identifier les forces, faiblesses et difficultés que les exploitants et exploitantes ont rencontrées ;
D’évaluer l’utilité du projet en général et en particulier sur la réduction des vulnérabilités de l’exploitation face au changement climatique, l’acquisition de nouvelles compétences, les résultats du monitoring des innovations que l’exploitant ou l’exploitante a réalisé et la construction du diagnostic ;
D’évaluer le maintien des innovations après la fin du projet.
Quel sera le travail demandé aux exploitations participantes ?
- Préparation et transmission des données de l’exploitation ;
- Participation aux audits (initial et final).
Comment sera calculé l’indemnisation des exploitations participantes ?
Temps de travail (2 jours à 16h) : 640 Frs en 2026 et 640 Frs en 2031
Combien d’exploitations pourront s’inscrire ?
L’audit initial sera réalisé au maximum sur 140 exploitations, dont 120 seront retenues.
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Grandes cultures et fourrages
Innovation 2 – Cultures fourragères résistantes aux sécheresses : essais en bande et essais à large échelle
En quoi consiste la mesure ?
Les exploitations participantes pourront s’approprier la culture d’espèces capables de pousser lors de conditions climatiques plus sèches et plus chaudes, espèces proposées par la recherche agronomique.
Deux modalités d’engagement sont possibles :
- Les essais en bande (tester en parallèle plusieurs modalités en comparaison avec un témoin) :
La liste des modalités retenues sera discutée directement entre les agriculteurs intéressés, la FRI, et des chercheurs d’Agroscope, pour établir une liste finale de 5 modalités.
- Les essais à large échelle (tester une modalité à une plus grande échelle à comparer avec un témoin).
En plus des modalités des tests en bande, voici une liste non exhaustive d’éléments à tester sur les exploitations : Betteraves et navets à pâturer, gesse commune, kernza, variantes de sursemis, autres cultures sous réserve de validation de l’équipe en charge du monitoring. La parcelle pour les essais à large échelle devra être entre 0,5 ha et 3 ha.
Quel sera le travail demandé aux exploitations participantes ?
- Participation à la conception de l’essai ;
- Préparation du sol et semis, soins aux cultures, fumure, récolte des fourrages ;
- Affouragement au bétail, observation de la consommation et de l’appétence ;
- Transmission des informations pour le monitoring et l’accompagnement scientifique.
Les essais en bande demandent un engagement plus important de la part de l’exploitant ou de l’exploitante.
Comment sera calculé l’indemnisation des exploitations participantes ?
Pour les essais en bandes, entre 2027 et 2031 :
- Frais de mise en œuvre : 710 Frs/an (y compris coût des semences) ;
- Prise de risque : 384 Frs/an ;
- Temps de travail (hors travaux mécanisés) : 1’600 Frs/an.
Pour les essais à large échelle, entre 2027 et 2031 :
- Frais de mise en œuvre : 538 Frs/ha/an (y compris coût des semences) ;
- Prise de risque : 1’120 Frs/ha/an ;
- Temps de travail (hors travaux mécanisés) : 1’000 Frs/an.
Combien d’exploitations pourront s’inscrire ?
- Les essais en bande : Maximum 20 exploitations avec un essai par exploitation.
- Les essais à large échelle : Maximum 80 exploitations avec une parcelle.
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Innovation 3 – Demi-parcelle audacieuse : exploration de pratiques pour augmenter la réserve utile dans les sols
En quoi consiste la mesure ?
Les exploitations participantes pourront tester des pratiques qui sortent du cadre habituel de l’exploitation dans un objectif d’amélioration de la réserve utile dans le sol, d’augmentation du taux d’exploitation du sol par les racines et de maintien des rendements malgré des conditions météorologiques défavorables.
La parcelle choisie est divisée en deux pour travailler de façon « audacieuse » sur une moitié de la parcelle et maintenir les pratiques usuelles sur l’autre moitié de la parcelle. Le terme « audacieux » signifie également que l’on peut se permettre de tester des pratiques inattendues ou des pratiques dont la réussite n’est pas prévisible.
La mesure se déroule sur 5 campagnes de cultures (à partir du semis d’automne 2026 aux récoltes 2031). Les cultures peuvent être différentes entre les deux demi-parcelles.

L’essai concerne principalement les axes de travail de l’agriculture de conservation :
- Couverts végétaux, intensité végétale sur la rotation ;
- Amendements organiques (compost, fumier, bois raméal fragmenté) ;
- Intensité du travail du sol et compaction.
La taille de la parcelle doit se situer entre 1,5 et 3 ha.
Quel sera le travail demandé aux exploitations participantes ?
- Participation aux cercles de travail ;
- Conception de l’essai audacieux propre à son exploitation en 2026 ;
- Préparation du sol, semis, soins culturaux, fumure spécifique à chaque demi-parcelle de 2026 à 2031 ;
- Récoltes spécifiques à chaque demi-parcelle de 2027 à 2031 ;
- Transmission des informations pour le monitoring et l’accompagnement scientifique.
Comment sera calculé l’indemnisation des exploitations participantes ?
- Mise en œuvre (2026) : 1’000 Frs/ha ;
- Mise en œuvre (2027 à 2031) : 1’450 Frs/ha/an ;
- Prise de risque (2027 à 2031) : 800 Frs/ha/an entre ;
- Temps de travail (hors travaux mécanisés, 2026 à 2031) : 1’600 Frs/an.
Combien d’exploitations pourront s’inscrire ?
Maximum 60 exploitations.
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Innovation 4 – Optimisation de l’équilibre entre alimentation humaine et animale en polyculture-élevage
En quoi consiste la mesure ?
Cette innovation vise un nombre relativement restreint d’exploitations, celles qui pourraient être plus rentables en diminuant la surface destinée à la production d’alimentation animales sur les terres assolées au profit de la production de denrées végétales (blé, colza, betterave, etc.) destinées directement à l’alimentation humaine, tout en encadrant les éléments suivants :
- Choix de cultures adaptées à la région d’un point de vue pédoclimatiques et économique ;
- Evaluation de l’impact économique de l’innovation sur le revenu agricole ;
- Prise en compte d’éventuel collaborations entre exploitations.
Les exploitations sans terres arables ne sont pas considérées dans cette innovation. En deçà d’une part minimale de prairies temporaires dans les terres assolées, la substitution des surfaces ne sont pas encouragées (la prairie temporaire présente de nombreux bénéfices agronomiques).
Pour cette mesure la surface devra se situer entre 1,5 et 3 ha par exploitation participantes.
Quel sera le travail demandé aux exploitations participantes ?
- Participation aux cercles de travail dès 2026 ;
- Mise en place de cultures de végétaux directement destinés à l’alimentation humaine à la place de cultures destinées à l’alimentation animale (au moins une année entre 2027 et 2031) ;
- Transmission des informations pour le monitoring et l’accompagnement scientifique.
Comment sera calculé l’indemnisation des exploitations participantes ?
- Prise de risque (2027 à 2031) : 1’500 Frs/an ;
- Temps de travail (2026 à 2031) : 200 Frs/an.
Combien d’exploitations pourront s’inscrire ?
Maximum 60 exploitations.
Quels sont les critères de sélection pour spécifiques à cette mesure ?
Les critères généraux de sélection des exploitations ont été complétés ici par d’autres critères que sont :
Cette mesure concerne les exploitations laitières uniquement ;
Les zones de pâture ont toute un accès à de l’ombrage, ou alors l’agriculteur s’engage à planter des arbres avant le début des travaux (mesure arbres) ;
L’accès à l’abreuvage est facilité et cohérent, l’agriculteur s’engage à améliorer cela en plus des améliorations du climat d’étable prévues dans la mesure si ce n’est pas le cas ;
Les exploitations voulant participer à un maximum d’autres mesures dans le cadre du projet sont prioritaires ;
La sélection des exploitations participantes se fera à la suite d’audits. Un sous-comité de pilotage sélectionnera alors les participants en se basant sur des critères objectifs : Types de travaux à faire qui répondent dans l’ensemble à ceux du monitoring scientifique ;
La priorité sera mise aux exploitations qui sont en stabulation libre ;
Les bâtiments ayant entre 8 et 30 ans en 2026 sont prioritaires, les bâtiments plus anciens devant de toute façon nécessiter des rénovations majeures ou des reconstructions complètes ;
Les exploitations respectent les règlementations PER et environnementales en vigueur.
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Valorisation des fourrages
Innovation 5 – Bassins agroécologiques : Diminution de la dépendance à l’eau de réseau en période estivale
En quoi consiste la mesure ?
L’innovation consiste en la mise en place de bassins agroécologiques destinés à retenir de l’eau de pluies avec deux bassins ayant des fonctions différentes : un grand bassin de 100 à 150 m3, pour l’abreuvage du bétail et un petit en forme de banane (25% du volume du bassin principal) pour la promotion de la biodiversité.

Exemple de bassin agroécologique. Partie gauche : bassin agronomique (l’eau est conduite à un abreuvoir). Partie droite : bassin écologique (végétation spontanée, structures, faible profondeur). Zone du bassin délimitée par une clôture fixe pour éviter l’entrée de bétail ou grande faune. Source : parcjuravaudois.ch
Quel sera le travail demandé aux exploitations participantes ?
- Conception ;
- Suivi de chantier ;
- Echanges d’information avec les partenaires du projet ;
- Monitoring (volumes utilisés sur l’année) ;
- Rapport sur la gestion de l’abreuvage sur le pâturage concerné sur le remplissage et l’utilisation des bassins.
Le curage de l’étang est à la charge de l’exploitant ou de l’exploitante.
Comment sera calculé l’indemnisation des exploitations participantes ?
- Indemnisation forfaitaire pour prise de risque : 17’000 Frs/bassin ;
- Indemnisation du travail (hors travaux mécanisés) : 1’600 Frs/exploitation (l’année de construction), puis 400 Frs/exploitation/an (les années suivantes) ;
- Coût total du bassin : Entre 62% et 66% pris en charge par l’OFAG, 14% pris en charge par ProNatura et entre 20% et 25% pris en charge par l’exploitant ou l’exploitante. Coût total pour OFAG : maximum 91’600 Frs
Le financement de chaque ouvrage sera validé au cas par cas par OFAG.
Combien d’exploitations pourront s’inscrire ?
Maximum 10 exploitations avec 1 bassin par exploitation.
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Innovation 6 – Efficience de la production laitière : amélioration de la valorisation des surfaces fourragères et minimisation des émissions de gaz à effet de serre par une gestion appropriée des climats d’étable
En quoi consiste la mesure ?
L’innovation consiste en un audit d’exploitation puis à la réalisation de travaux sur l’étable, afin d’améliorer la ventilation naturelle, ou mécanique, et de diminuer le stress thermique perçu par les vaches laitières, ainsi que d’optimiser l’accès à l’abreuvage dans la mesure du possible. Il s’agit également de s’intéresser au stress thermique subit par le bétail en zones de pâture dans l’optique de le diminuer.
La première étape consiste à la réalisation d’un audit afin de prévoir les améliorations possibles. Les améliorations possibles sont classées en 4 catégories : isolation des toits et possiblement des parois, déconstruction de parois fixes pour améliorer la ventilation naturelle, ventilation mécanique, installations hydrauliques. À cela s’ajoute également des prises de mesures dans les pâturages attenants des exploitants afin de garantir également un ombrage pour le bétail en suffisance à terme plantation d’arbres.
Quel sera le travail demandé aux exploitations participantes ?
- Conception et documentation ;
- Investissement ;
- Suivi de chantier ;
- Participation active au monitoring.
Comment sera calculé l’indemnisation des exploitations participantes ?
La contribution est calculée sur le temps de travail de l’exploitant ou de l’exploitante et la prise de risque et selon l’achat de matériel. Le montant total perçu par exploitation pour cette mesure sur l’ensemble du projet est ainsi estimé en moyenne à 31’500 Frs (min-max : 27’200-41’000), en relation avec les mesures choisies à l’audit spécifique.
Combien d’exploitations pourront s’inscrire ?
Sur l’ensemble de l’innovation, maximum 40 exploitations. Pour chaque mesure, voir la section « Avoir plus de détails » ci-dessous.
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Cultures à haute valeur ajoutée
Innovation 7a – Développement de cultures à haute valeur ajoutée à proximité de captages existants – formations
En quoi consiste la mesure ?
Cette mesure permettra aux exploitants et exploitantes intéressés de se former aux cultures spéciales et à l’irrigation. Chaque année de 2026 à 2031, un maximum de 10 demi-journées de formation seront offertes, à partager entre le nombre de personnes intéressées (plusieurs exploitants ou exploitantes possibles).
Quel sera le travail demandé aux exploitations participantes ?
Suivi des formations.
Comment sera calculé l’indemnisation des exploitations participantes ?
160 Frs/évènement de formation suivi.
Combien d’exploitations pourront s’inscrire ?
Maximum 10 exploitations.
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Innovation 7b – Développement de cultures à haute valeur ajoutée à proximité de captages existants – investissements
En quoi consiste la mesure ?
Dans cette partie de l’innovation, les coûts spécifiques liés à la mise en place de cultures spéciales et d’irrigation, ou encore pour la rénovation de captages abandonnées, pourraient être pris en charge par le projet.
Quel sera le travail demandé aux exploitations participantes ?
- Participation à la conception ;
- Suivi de chantier ;
- Echanges d’informations avec les partenaires du projet ;
- Participation au monitoring en mesurant les volumes utilisés sur l’année ;
- Rapport sur la gestion de l’irrigation sur cet ouvrage.
Comment sera calculée l’indemnisation des exploitations participantes ?
- Indemnisation forfaitaire pour prise de risque : 5’700 Frs/ouvrage ;
- Indemnisation du travail (hors travaux mécanisés) : 800 Frs/ouvrage l’année de construction puis 800 Frs/ouvrage/an les années suivantes ;
- Coût total du bassin : Entre 78% et 80% pris en charge par l’OFAG et entre 20% et 22% à la charge de l’exploitant ou de l’exploitante. Montant max OFAG : 30’000 Frs.
La contribution du projet sera versée en fonction des coûts effectifs sur devis ou sur facture. Le financement de chaque ouvrage sera validé au cas par cas par OFAG.
Combien d’exploitations pourront s’inscrire ?
Maximum de 6 ouvrages.
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Innovation 8a – Réduction de la dépendance au réseau d’eau potable – essai
En quoi consiste la mesure ?
Sur des exploitations maraichères, de manière similaire à l’innovation 2 – Demi-parcelle audacieuse, une parcelle test et une parcelle témoin seront mises en place sur plusieurs années, pour tester des pratiques permettant la réduction des besoins en eau. Cet essai sera dimensionné en fonction de la taille des parcelles des exploitations maraichères, qui sont plus petites que dans les grandes cultures, avec une plus grande variété de cultures. L’essai sera dimensionné en fonction de la taille des parcelles des exploitations maraichères.
L’essai sera notamment orienté sur les couverts entre les cultures principales.
Par exploitation participante, un essai peut être mis en place.
Quel sera le travail demandé aux exploitations participantes ?
- Conception ;
- Partage des résultats des essais ;
- Documentation individuelle sur les techniques jugées pertinentes ;
- Mise en place d’une parcelle test avec un témoin comparatif ;
- Relevé du développement des cultures ;
- Echanges avec l’équipe des porteurs de projet.
Comment sera calculé l’indemnisation des exploitations participantes ?
Temps de travail (hors travaux mécanisés) : 1’600 Frs/essai/an.
Combien d’exploitations pourront s’inscrire ?
Maximum 10 exploitations.
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Innovation 8b – Réduction de la dépendance au réseau d’eau potable – investissement
En quoi consiste la mesure ?
Cette mesure consiste à envisager la pertinence d’un stockage d’eau de pluie sur l’exploitation, afin de permettre à l’exploitation de moins dépendre de l’eau de réseau
Quel sera le travail demandé aux exploitations participantes ?
- Participation à la conception du dossier ;
- Suivi de chantier ;
- Echanges d’informations avec les partenaires du projet ;
- Monitoring des volumes utilisés sur l’année ;
- Rapport sur la gestion de l’irrigation de cet ouvrage.
Comment sera calculé l’indemnisation des exploitations participantes ?
- Indemnisation forfaitaire pour prise de risque : 5’700 Frs/ouvrage ;
- Indemnisation du travail (hors travaux mécanisés) : 800 Frs/ouvrage l’année de construction puis 800 Frs/ouvrage/an les années suivantes ;
- Coût total du bassin : Entre 61% et 65% pris en charge par l’OFAG et 35% et 39% pris en charge par l’exploitant ou l’exploitante.
Combien d’exploitations pourront s’inscrire ?
Maximum 6 ouvrages au total.
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Création et partage de savoirs
Innovation 9 – Ferme-pilote, démonstration à la ferme, transmission entre pairs
En quoi consiste la mesure ?
Une partie des exploitations qui participeront au projet seront considérées comme des « fermes-pilotes » pouvant servir de lieu de démonstration pour les exploitations voisines, notamment pour les exploitations ne participant pas au projet.
Les agriculteurs et agricultrices participant au projet s’engagent également dans le cadre du projet à participer à deux événements du projet (démonstrations à la ferme, cercles de travail ou visites hors-projet) par année du 1er janvier 2027 au 31 décembre 2031).
Quel sera le travail demandé aux exploitations participantes ?
- Participation à deux évènements du projet par année entre 2027 et 2031 (cette participation est obligatoire à toute exploitation inscrite au projet) ;
- Participation à l’organisation technique d’évènement et participation à ces journées de démonstration à la ferme.
Comment sera calculé l’indemnisation des exploitations participantes ?
- La participation à deux évènements par année entre 2027 et 2031 ne fait pas l’objet de rétributions afin de ne pas générer des situations inéquitables avec les agriculteurs et agricultrices qui ne feraient pas partie du projet et participeraient aux différents évènements ;
- Organisation d’évènements sur la ferme : 640 Frs/évènement.
Combien d’exploitations pourront s’inscrire ?
Le nombre maximal d’évènements entre 2027 et 2031 s’élève à 15 évènements/an soit 75 évènements au total.
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Innovation 10 – Conception, suivi et transmission d’une idée audacieuse
En quoi consiste la mesure ?
L’idée de cette innovation est de permettre aux agriculteurs et agricultrices de développer une pratique nouvelle sur leur exploitation, en laissant totalement libre la nature de cette innovation. Cette action est une « carte blanche » qui vient compléter l’assortiment des mesures innovantes proposées par le projet, et vise à stimuler la créativité agricole, tout en garantissant que les idées testées soient documentées et profitent aussi aux autres agriculteurs et agricultrices.
Quel sera le travail demandé aux exploitations participantes ?
- Conception ;
- Mise en place de l’essai ;
- Rapport et visite d’exploitation pour présenter les résultats.
Comment sera calculé l’indemnisation des exploitations participantes ?
- Prise de risque : maximum 2’000 Frs/idée audacieuse/an
Les coûts devront être justifiés par l’exploitant ou l’exploitante et validés par deux personnes expertes du domaine concerné.
Combien d’exploitations pourront s’inscrire ?
Entre 2027 et 2031, maximum 5 essai/an soit 25 essais. Certains essais peuvent être pluriannuels.
Avoir plus de détails
Contacts
Yann-David Varennes, 032 545 56 74, email : yann-david.varennes@frij.ch
Valentin Comte, 032 545 56 35, email : valentin.comte@frij.ch


