La Plateforme nationale d’ammoniac, en collaboration avec le Parc Chasseral, propose une série d’articles sur les solutions pour réduire les émissions d’ammoniac. Ils paraissent régulièrement dans le Terrien interjurassien et sur le site internet de la FRI.

Article no3: Optimisation de l’apport protéique dans l’alimentation des porcs et de la volaille
L’ammoniac qui se volatilise représente une perte économique directe pour les exploitations. En agissant à la source, l’optimisation de la ration permet de réduire les émissions, tout en améliorant l’efficience alimentaire.
Elevage porcin
Pour les porcs, les progrès réalisés sont déjà importants grâce aux aliments appauvris en azote et en phosphore (NPr).
- Les besoins en protéines sont élevés en début de croissance pour le dépôt musculaire, puis diminuent progressivement au cours de l’engraissement,
- A la fin de celui-ci, les besoins en protéines diminuent au profit des besoins énergétiques. Même avec des aliments NPr, un excédent de protéines peut alors apparaître, entraînant une augmentation inutile des excrétions azotées.
- Ainsi, l’application d’une alimentation par phase, avec une ration de finition à teneur réduite en protéines, permet de limiter cet excédent.
- L’alimentation biphase est soutenue depuis 2023 par les paiements directs et sera certainement intégrée dans les PER dès 2027. (3133_FR_2023_free.pdf)
Elevage avicole
En ce qui concerne la volaille d’engraissement, la logique est similaire:
- Les besoins élevés en protéines en début de croissance diminuent progressivement au cours de l’engraissement. L’adaptation de la teneur en protéines aux différentes phases permet d’éviter les excès en fin d’engraissement et de limiter les excrétions azotées, tout en maintenant les performances.
- L’engraissement des volailles est généralement réalisé dans un système où les intégrateurs définissent et appliquent une alimentation par phases visant à optimiser l’apport protéique.
Pour les poules pondeuses:
- Il est recommandé d’utiliser des aliments à teneur réduite en azote (en moyenne sur la période de ponte : 160 g de protéines brutes par kg d’aliment),
- Pour autant que les besoins nutritionnels des animaux, notamment en acides aminés essentiels, soient couverts.
- Par ailleurs, aucune diminution des performances, aucun problème de santé, ni aucun trouble du comportement ne devra être observé.
La réduction des émissions d’ammoniac par le biais de l’alimentation ne constitue donc ni une contrainte ni un investissement supplémentaire, mais représente au contraire une opportunité technico économique pour les systèmes d’élevage bovin, porcin et avicole.
Prochain article : Moins d’ammoniac – agir sur l’évacuation de l’urine !
Vous retrouvez les précédents articles de la série « Réduction des émissions d’ammoniac à la ferme » et toutes les mesures pour bovins, porcs et volailles sur le site de la Plateforme via ce lien internet (www.ammoniak.ch) ou ce qr-code ou en contactant vos conseillers et conseillères.

Edith Paradis se tient à votre disposition pour vous aider à planifier un projet intégrant des mesures de réduction d’ammoniac. Les premières heures de conseil sont gratuites. Melinda Oppliger du Parc Chasseral est également disponible en cas de question (contacts ci-dessous).
Infos générales et contact :
Melinda Oppliger (Pratiques agricoles durables)
melinda.oppliger@parcchasseral.ch +41 (0)32 544 82 24 / +41 (0)79 378 88 25
Edith Paradis (Grangeneuve)
edith.paradis@fr.ch +41 (0)26 304 26 70
Contact FRI: Véronique Frutschi, domaine PA


