Place d'apprentissage

Raison sociale / NomLes Planchettes SA
NomAurélien Lüthi
AdresseRue des Planchettes 35
Localité2900 Porrentruy
Téléphone032 465 93 47
Emailaurelien.luthi@lespenates.ch
Raison sociale / NomLes Planchettes SA

Description de la place

Réduction des émissions d’ammoniac à la ferme – article no 2 alimentation des bovins

La Plateforme nationale d’ammoniac, en collaboration avec le Parc Chasseral, propose une série d’articles sur les solutions pour réduire les émissions d’ammoniac. Ils paraîtront régulièrement dans le Terrien interjurassien et sur le site internet de la FRI.

Article no2: Optimisation de l’apport protéique dans l’alimentation des bovins

L’ammoniac qui se volatilise représente une perte économique directe pour les exploitations. En agissant à la source, l’optimisation de la ration permet de réduire les émissions tout en améliorant l’efficience alimentaire.

Ce qui se volatilise en ammoniac se perd dans le porte-monnaie

Optimisation de l’apport protéique

La quantité d’urée excrétée dépend directement de l’apport protéique de la ration, ce qui fait de l’alimentation le premier levier pour agir au début de la chaîne des émissions d’ammoniac. Les leviers nutritionnels permettant de réduire l’excrétion d’azote diffèrent selon les espèces, mais reposent tous sur le même principe : adapter au plus près l’apport protéique aux besoins de l’animal.

Surveiller les taux d’urée dans le lait

Chez les vaches laitières, l’apport protéique soutient une production laitière élevée. L’objectif est toutefois de maintenir un équilibre entre l’apport protéique et énergétique, afin d’utiliser efficacement les protéines alimentaires pour éviter une augmentation des excrétions azotées, principalement via l’urine, et des émissions d’ammoniac. Cet aspect peut être évalué à l’aide de la teneur en urée du lait, un indicateur pertinent et facilement utilisable, qui reflète cet équilibre et permet d’orienter les ajustements alimentaires.

Chaque exploitation devrait viser, au niveau de son troupeau, une valeur moyenne d’urée entre 15 et 20 mg/dl, 25 mg/dl au maximum. Une haute teneur en urée du lait correspond généralement à des protéines non valorisées dans la ration, pouvant ultérieurement affecter la fertilité et la santé des onglons. Des taux d’urée élevés sont généralement observés en automne en raison de la forte teneur en protéines dans l’herbe. Ils sont souvent ponctuels et peuvent être limités grâce à l’apport d’un fourrage ou un aliment énergétique (maïs, céréales). Il faut veiller à une fibrosité suffisante de la ration.

Ce qui se volatilise en ammoniac se perd dans le porte-monnaie

Toutefois, si des taux élevés d’urée se prolongent sur plusieurs mois, ils ont autant d’impact négatif sur la santé des animaux que sur les aspects économiques et écologiques. L’utilisation excessive de concentrés protéiques entraîne même une double peine : des coûts d’achat de compléments protéiques mal valorisés et une pollution supplémentaire due à un excès d’azote libéré sous forme d’ammoniac.

La réduction des émissions d’ammoniac par le biais de l’alimentation ne constitue donc ni une contrainte ni un investissement supplémentaire, mais représente au contraire une opportunité technico‑économique pour les systèmes d’élevage dans toutes les espèces.

Prochain article :  Optimisation de l’apport protéique dans l’alimentation des porcs et de la volaille

Vous retrouvez les précédents articles de la série « Réduction des émissions d’ammoniac à la ferme » et toutes les mesures pour bovins, porcs et volailles sur le site de la Plateforme via ce lien internet (www.ammoniak.ch) ou ce qr-code ou en contactant vos conseillers et conseillères.

Edith Paradis se tient à votre disposition pour vous aider à planifier un projet intégrant des mesures de réduction d’ammoniac. Les premières heures de conseil sont gratuites. Melinda Oppliger du Parc Chasseral est également disponible en cas de question (contacts ci-dessous).

Infos générales et contact :

Melinda Oppliger (Pratiques agricoles durables)

melinda.oppliger@parcchasseral.ch +41 (0)32 544 82 24 / +41 (0)79 378 88 25

Edith Paradis (Grangeneuve)

edith.paradis@fr.ch +41 (0)26 304 26 70

Contact FRI: Véronique Frutschi, domaine PA

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