Bien qu’il soit peu motivant de réduire la production de son troupeau, surtout lorsque l’exploitation a été affectée par la langue bleue l’année précédente et que les fourrages sont de très bonne qualité cette année, une diminution volontaire et généralisée des ventes de lait s’avère nécessaire pour éviter un effondrement encore plus sévère des prix. Trois alternatives sont envisagées pour réduire les volumes de lait livrés et désengorger le marché : la réduction des concentrés distribués aux vaches laitières, la réforme anticipée de certaines vaches, ou l’engraissement de veaux. Selon les calculs effectués, le coût de cette réduction varie selon le scénario et les options choisies. Dans le meilleur des cas, ces mesures peuvent améliorer le revenu de 0,5 centime par kg de lait commercialisé, tandis que dans les situations les moins favorables, le revenu peut être directement réduit de plus de 4 centimes par kg de lait. Il convient toutefois de considérer ces actions comme un investissement visant à soutenir le prix du lait et à prévenir un effondrement plus marqué du marché.